Mieux comprendre Mon Parcours Collaboratif

Bienvenue, et merci d'être avec nous !

Ce site est là pour vous aider à développer vos pratiques collaboratives, avec des conseils méthodologiques et des propositions d'outils libres adaptés à chaque étape de mes projets menés à plusieurs.

Mon Parcours Collaboratif s'adresse particulièrement aux petites structures de l'économie sociale et solidaire : associations avec ou sans salariés, TPE et PME labellisées ESUS (Entreprises Solidaires d'Utilité Sociale) ou coopératives, SCOP ou SCIC, etc. Mais plus largement, tout le monde est bienvenue ici, notamment toutes les équipes et les collectifs susceptibles d'avoir besoin d'aide pour mieux travailler ou échanger ensemble !

Cette page vous présente tout sur ce site, de comment l'utiliser à une explication du travail collaboratif, en passant par les licences libres et son historique.

 


Pourquoi mon-parcours-collaboratif.fr ?

Mon Parcours Collaboratif est née d'un constat : beaucoup de structures, et tout particulièrement les petites structures de l'ESS (Économie Sociale et Solidaire) se retrouvent démunies pour développer le travail collaboratif, à la fois faute d'expérience, de méthodes structurées et d’outils adaptés et faciles à mettre en place.

Nous facilitons le développement du travail collaboratif en vous proposant un espace de conseils et d'outillage pour agir concrètement dans votre structure. Sans avoir à mobiliser les solutions "clé-en-mains" et d'apparence gratuites proposées par les géants de l'Internet (#GAFAM et autres). Nous vous proposons de travailler en mobilisant des outils éthiques et contrôlables, tous en licence libre.

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C’est quoi le travail collaboratif ?

Le travail collaboratif, c’est, pour faire simple, le fait de travailler à plusieurs sur un même objet. Mais c’est comme coopérer alors ?

Pas tout à fait, car la coopération s’entend plus comme la somme de travaux individuels contribuant à un tout. Par exemple, une maison est construite en coopération entre une équipe de maçonnerie, un électricien, une plombière, un peintre en bâtiment, etc. Mais au sein de l’équipe maçonnerie, les maçonnes et maçons collaborent, car ils construisent ensemble un même mur avec tous les deux la vision d’ensemble du résultat final.

La collaboration va articuler des compétences, des processus à la recherche d’objectifs partagés. Et dans cette combinaison le numérique va constituer un appui précieux aux façons de faire — et de penser en mode collaboratif !

Elzbieta Sanojca, qui a travaillé sur les questions de compétences collaboratives estime que trois compétences pivots sont essentielles :

  • avoir un état d’esprit collaboratif ; c’est à dire être en capacité de développer une attitude collaborative et “lâcher” sur l’approche compétitive,
  • permettre la co-construction du projet,
  • porter le souci du bien commun.

C’est bien dans cet esprit que Mon Parcours Collaboratif se propose de mettre à disposition contenus, méthodes et ressources.

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Comment ce site fonctionne ?

Naviguez parmi les différentes situations concrètes qui répondent à votre (ou vos) besoin(s) d’accompagnement !

Retrouvez pour chacune d’entre elles différentes étapes méthodologiques (dans la colonne de gauche). A chaque étape, découvrez des retours d’expériences ou des conseils, des arguments pour convaincre votre équipe, des outils faciles à mobiliser (dans la colonne de droite).

Vous pouvez mémoriser les fiches de la colonne de droite qui vous paraissent les plus utiles en les cochant ; leur nom sera alors affiché dans l’encart jaune de l’étape en question. Les fiches ainsi choisies seront intégrées à votre Carnet pour agir, que vous pourrez télécharger à la fin de votre lecture. Ce carnet (en pdf, pour être facilement imprimer ou partage) récapitule l’ensemble des contenus présents dans les étapes : leur description et le contenu des fiches “cochées”.

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Comment je peux utiliser les contenus ?

Les contenus de Mon Parcours Collaboratif (y compris les fichiers pdf téléchargés) sont utilisables librement, à certaines conditions :

  • vous devez citer la source (l’URL de la page ou mon-parcours-collaboratif.fr et, si précisé, le nom de l’auteur·trice),
  • et les repartager dans les mêmes conditions.

Cela veut dire que vous pouvez les récupérer, les réécrire, ajouter votre logo, les diffuser sur internet, les envoyer par mail, les imprimer et les afficher sur votre lieu de travail… Si vous gardez bien la mention d’où ça vient et que le document que vous avez produit et/ou partagé peut lui aussi être repartagé, réécrit, etc. par quelqu’un d’autre !

Ce sont les termes de la Licence Creative Commons (ou CC) “BY-SA” (BY pour la citation de l’auteur, et SA pour “Share Alike”, c’est-à-dire “partager dans les mêmes conditions”), dont la version 3 a été choisie pour les contenus de ce site. C’est ce qu’on appelle une licence libre.

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Puis-je contribuer à l’enrichissement des contenus et à l’évolution du site ?

Oui !

Nous avons pensé ce site comme un commun, accessible gratuitement et librement pour toutes et tous, et qui a vocation à être géré par sa communauté (utilisateurs, contributrices…). Les règles de gouvernance et de contribution à ce commun sont en cours de réflexion et de  construction. Vous souhaitez vous associer à la démarche ? Contactez-nous !

Vous avez des corrections à suggérer, envie de proposer des mises à jour voire de nouveaux contenus ? Votre contribution est plus que bienvenue ! Contactez-nous pour en savoir plus.

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La place du libre

Ce site a été pensé comme une porte d’entrée vers des pratiques et usages dits “libres”.

Le libre, mais c’est quoi le libre ?

Un outil (ou tout contenu originale, comme les textes de ce site) est libre… s’il est placé sous une licence libre ! Les licences libres reposent sur 4 libertés qui sont données, par licence, à l’utilisateur·trice de l’œuvre (un logiciel, une musique, une création intellectuelle, etc.).

Pour comprendre ces libertés, utilisons la métaphore de la recette d’un plat cuisiné que vous avez goûté et apprécié :

  1. La liberté d'utilisation : la propriétaire de l'œuvre vous garantit, à vous comme tout le monde, la liberté d'utiliser son œuvre pour tous les usages. Dans ce cas, vous êtes libre de préparer cette recette où que vous soyez, sans avoir à demander à chaque fois : dans les cuisines de votre restaurant, à la maison, voire, si cela vous chante, en camping !
  2. La liberté de modification : la propriétaire de l'œuvre vous donne, à vous comme tout le monde, le droit de modifier son œuvre sans avoir à demander une autorisation. Cela signifie que cette recette, que vous avez appréciée, est disponible dans un format que vous pouvez lire et est bien expliquée (c’est le "code source"), et vous avez le droit de faire évoluer les ingrédients, d’en supprimer, voire d’en ajouter, sans demander à la première personne qui a pensé cette recette !
  3. La liberté de redistribution : vous avez le droit de copier l'œuvre autant que vous le souhaitez et de redistribuer cette œuvre à qui vous voudrez. Ici cela signifie que la recette n’est pas un “secret bien gardé” mais, au contraire accessible de façon libre et ouverte et copiable à l’infini.
  4. La liberté de publication : enfin, le propriétaire de l'œuvre vous donne le droit d'améliorer l'œuvre et de redistribuer cette œuvre modifiée. Pour votre recette, cela signifie que rien ne vous empêche, à partir de cette recette, d’en créer une autre, plus proche de vos goûts !

Pour les libertés 2) et 4), l'accès au code source dans le cas d'un logiciel ou à un fichier source dans le cas d'une œuvre artistique est vraiment nécessaire.

Libre vs. propriétaire

Le logiciel libre est ainsi pensé et proposé à partir des libertés des utilisateur·trices, alors que les licences propriétaires sont davantage pensées à partir des droits (et contraintes) d’usages qui sont temporairement octroyés aux utilisateur·trices.

Par exemple, cela n’a pas de sens de pirater un logiciel libre, puisque, par définition la licence libre ouvre la liberté de copie !

Le libre n’est pas sans licences/droit d’auteur !

C’est une grande famille de licences dont les termes sont différents dans le rapport à la propriété et aux droits d’usages.

Les licences libres sont ancrées dans le droit d’auteur et ne constituent pas un régime “à part”. En revanche, elles permettent aux auteur·trices de clarifier les relations entretenues et souhaitées avec les utilisateur·trices des œuvres. En revanche, certaines obligations incombent à la personne qui va être utiliser ou diffuser cette œuvre, et ces obligations sont décrites dans la licence.

A noter que la citation de l'auteur·trice est dans tous les cas un droit inaliénable en France.

Le Libre n’est pas forcément gratuit !

Même si l’accès au code source d’un logiciel libre est toujours possible, le fait de pouvoir l’utiliser peut avoir un coût !

Par exemple, si je n’ai pas les compétences numérique pour le faire, si je veux déployer un site web en utilisant Wordpress (qui est un logiciel de création de site web sous licence libre), je vais prévoir un budget pour acheter un thème graphique qui correspond précisément à mon besoin, demander à un·e professionnel·le d’installer et paramétrer le site pour qu’il corresponde précisément à ce que je veux, éventuellement souscrire à un forfait maintenance pour m’assurer que les mises à jour de sécurité et autres sont faites en temps et en heure, etc.

Le modèle socio-économique du libre repose non pas sur la vente de licence, mais bien sur la combinaison entre l’achat de services, la contribution volontaire, le sponsoring d’acteurs privés intéressés à des logiciels, etc.

Outils vs. services

Les logiciels libres ont souvent des petits noms un peu compliqués et ne sont pas directement utilisables pour tout un chacun.e, puisqu’il faut les installer, les paramétrer, etc.

Ce sont alors des fournisseurs de services, associations ou entreprises par exemple, qui vous proposent un service (gratuit ou non) pour vous permettre d’utiliser ce logiciel. Par exemple, le logiciel Etherpad est un logiciel de "bloc notes partagé en ligne", que vous trouverez disponible en ligne :

Mais vous pouvez aussi allez récupérer le logiciel Etherpad et l’installer sur votre serveur : pour cela, il vous suffit d'aller sur son site officiel (https://etherpad.org/) où vous trouverez les informations sur son actualité et la communauté qui le développe mais aussi… le code source !

Plus vous souhaiterez un service personnalisé — et vous constituer une “boite à outils collaboratives” sur laquelle vous avez toute la maîtrise — plus cela sera intéressant de vous poser la question des ressources que vous pouvez mobiliser pour construire cette autonomie et cette indépendance numériques.

Pourquoi mettre en avant uniquement des outils “libres” ?

On peut recenser quelques grandes raisons. Nous avons choisi de ne vous parler que des solutions libres car nous souhaitons que les acteurs de l’ESS (et pas seulement) puissent :

  • Garder la maîtrise sur leurs outils de travail, avoir accès à leur fonctionnement, pouvoir changer de dispositif si vous le souhaitez et ne pas vous trouver “pieds et points liés” par la dépendance subie à un service (même si l’interopérabilité devrait être mise en place avec les nouvelles règles européennes, c’est encore assez théorique),
  • Se protéger de la captation injustifiée de données (par exemple : les services de boites mails gratuites qui scannent les mails pour afficher du contenu publicitaire),
  • Se protéger de revirement de termes d'usages de solutions propriétaires (par exemple les outils de cartographie de Google Maps qui sont devenus payants brutalement en mai 2018),
  • Privilégier des solutions dont le modèle socio-économique repose sur des termes les plus transparents possibles,
  • Contribuer, par leurs usages voire leur développement, à l'enrichissement des communs numériques (c'est à dire de connaissances, ressources, services dont la propriété est partagée, non aliénables pour un intérêt particulier, et régie par des règles de gouvernance explicites) adaptés aux besoins et pratiques réelles des acteurs de l’ESS,
  • Soutenir une approche éthique et fondée sur la liberté. En se fondant sur l’ouverture du code, la possibilité de contribution, la clarté du modèle socio-économique permettant son développement, les outils libres contribuent à un changer la relation aux dispositifs numériques.

Et pour ce site, quelles licences ont été choisies ?

Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont placés sous la licence Creative Commons CC BY- SA 3.0. Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

Les développements de la présente plateforme sont eux, placés sous la licence GNU GPL v2. La plateforme est construite sur Drupal, publié sous la même licence.

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Quelle est l’origine de mon-parcours-collaboratif.fr ?

Qui l’a lancé ?

Mon-parcours-collaboratif.fr est né à Locaux Motiv’, un tiers-lieu associatif lyonnais qui accueille essentiellement des structures de l’ESS.

Logo Locaux Motiv'

Le projet, réponse à des besoins récurrents, s’est construit en s’appuyant sur les savoir-faire de ses membres, et tout particulièrement de :

  • Framasoft, association libriste de référence francophone,
  • La Fabrique à Liens qui travaille sur l’inclusion numérique,
  • Tadaa, une coopérative qui vise à aider à mieux communiquer et travailler ensemble.

Logo FramasoftLogo La Fabrique à LiensLogo Tadaa

 

 

 

 

Ce projet n’aurait pas été le même sans le lien avec Animacoop et plus largement toutes les structures rencontrées dans le cadre du diagnostic : un grand merci à elles.

Qui en a financé la 1ère version ?

Le développement de la v1 du site a été financée grâce au soutien de :

  • la Fondation AFNIC
  • la Fondation The Adecco Group
  • la DRDJSCS Auvergne-Rhône-Alpes

Fondation AFNICLogo Fondation ADECCO Group DRJSCS Auvergne-Rhône-Alpes

 

 

 

 

 

Nous remercions ces structures d’avoir apporté un soutien financier essentiel pour cette 1ère version, ainsi que les bénévoles de Locaux Motiv’ qui ont fortement contribué au développement du projet.

Quelles ont été les étapes de sa construction ?

Mon Parcours Collaboratif est le résultat d'un projet baptisé "UNLOC3" (pour Usages Numériques Libres Coopératifs par la Création de Communs), lancé fin 2017, à l'initiative de Locaux Motiv', tiers-lieu associatif géré collectivement à la Guillotière, à Lyon.

Certain·es de ses membres se sont rendus compte qu'ils étaient confrontés régulièrement à des situations similaires — à titre professionnel ou personnel ; par exemple, d'associations croulant sous les mails et perdant de l'information, d'autres groupes réfugiés par défaut sur un compte partagé sur une plateforme propriétaire mais peu satisfaits de mobiliser de tels outils... Locaux Motiv' a alors initié un projet visant à répondre à ces problématiques, avec comme objectifs un outil accessible à toutes et tous, une approche pédagogique et complémentaire à l'existant. Il existe déjà de nombreux MOOC, espaces d'échanges, annuaires d'outils, fournisseurs… mais cela ne semble pas suffire à rendre ces usages accessibles au plus grand nombre, a fortiori sur des outils libres.

L'association a dès lors cherché des financements et rassemblé autour d'elle FramasoftLa Fabrique à Liens et Tadaa pour mener ce projet de manière opérationnelle.

1ère étape : le diagnostic

Ce diagnostic a été réalisé en 2018, et il a mobilisé de nombreuses associations et autres petites structures de l'ESS, notre "cœur de cible" : merci à elle !

Consulter et télécharger le diagnostic (pdf)

2e étape : le site

Cette étape s'est avérée plus ardue qu'anticipée ! Après un travail de conceptualisation et de tests de l’interface, puis le développement du site à proprement parler, et bien sûr l’écriture des premiers contenus, le site web a finalement été mis en ligne dans sa première version au printemps 2020. Vous pouvez retrouver ses sources et suivre son développement au fil du temps sur le répertoire Git du projet.

3e étape : le commun numérique

Nous souhaitions partir sur une logique d'interopérabilité avec les nombreuses autres sources de données existantes, mais cela s'est avéré un chantier à part entière et peu réaliste à court terme. L’intention aujourd’hui est de contribuer au renforcement des communs numériques collaboratifs, dans une logique d’archipélisation avec celles et ceux qui nous nous sentons en proximité sur de nombreux points :

Notre objectif de long terme demeure de travailler la possibilité de convergence et d’interopérabilité dans la mise à disposition de contenus.

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Bonne visite !